DANY LEPRINCE

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# Posté le mardi 20 mai 2008 14:43

LE JUGE MICHEL (L'ASSASSINAT)

LE JUGE MICHEL (L'ASSASSINAT)
Naissance : le 2 juillet 1943 à Metz.

Mort : le 21 octobre 1981 à 12h40 Boulevard Michelet à Marseille de 2 balles dans la tête et 1 dans le thorax par 2 hommes à moto.

Signes particuliers : Déterminé, obstiné et en guerre contre la drogue.


Epaulé du Commissaire Gérard GIREL à l'époque, Pierre MICHEL, Juge d'instruction à Marseille se lance à corps perdu dans lutte contre la drogue et ses trafiquants. Dans les années 1970, la capitale phocéenne est gangrénée par le business de la "blanche". On exportait 8 tonnes d'héroïne par an vers les USA. Le Juge MICHEL a démantelé des réseaux de 70 trafiquants, 6 laboratoires avec des saisies records de 27 kg d'héroïne à San Rémo, 80 kg prés de Milan, et le tout en 7 ans ! Ces efforts sont payants puisque le 31 décembre 1970, la loi comdamne à 20 ans de prison pour trafic et 40 ans en cas de récidive.
Sa pugnacité l'amène parfois à franchir certaines barrières jusque là non franchies; il incarcère les femmes de voyous, il perquisitionne sans mandat etc... Sa réputation gagne du terrain mais pas l'estime des voyous.


PREMIERE PISTE

Son exécution porte la signature du Grand Banditisme. 48 heures aprés son décés on retrouve la moto sur un parking à 2 km du crime de type Honda rouge 900 volée 1 an auparavant. Le 31 décembre 1981 on confont les empruntes d'un homme lors de l'expertise. Il s'agit de Charles GIARDINA, 22 ans, qui a comme relation Gilbert CIARAMAGLIA , tous 2 membres de la bande de "la Capelette" et fichés au Grand Banditisme. Interpellés sur le champ, CIARAMAGLIA ne dit rien, reste muet, ce qui lui vaut d'ailleurs le surnom de "Coupe-Circuit". A force de filatures et d'enquêtes poussées auprés de son entourage, on s'aperçoit qu'il fréquente Gaétan ZAMPA, alors Parrain incontesté de l'époque.
L'enquête montre du doigt ZAMPA comme commanditaire car quelques mois auparavant, MICHEL démantèle en juillet 1981 à Saint Maximin (83) un laboratoire à ZAMPA et ses hommes dont Georges NAZARIAN qui tient un bar à Marseille, soupçonné d'importer de la Morphine base (matière première pour fabriquer l'héroïne), André MALVANTI, chimiste, Marc CHAMBEAU, homme de terrain et Homère FILLIPI "LE" chimiste que tout le monde s'arrache. Résultat : 10 arrestations, flagrants délits, saisie de 27 kg en transformation, armes etc... Lors des perquisitions on retrouve l'adresse de ZAMPA chez CHAMBEAU. Le 22 octobre 1981 le rendez-vous est fixé, CHAMBEAU décide de collaborer avec Pierre MICHEL. La rencontre des 2 hommes fait vite le tour de la ville. MICHEL est assassiné la veille... ZAMPA introuvable devient suspect n°1 tandis que Homère FILIPI revient au premier plan. Un mandat international est lançé contre le Parrain, en vain. La police s'adapte aux méthodes de MICHEL et arrête sa femme, Christiane ZAMPA et ses lieutenants le 23 octobre 1983. Filatures, plans d'écoutes et planques envoient la police sur ZAMPA au Ranquet à Istres le 27 novembre 1983. Il nie tout en bloc ! Il veut être entendu... mais le destin en fait autrement car il se suicide en prison le 23 juillet 1984.
La piste est a son point mort !


QUAND LE HASARD S'EN MELE

Tandis que l'enquête sur l'assassinat du Juge Michel piétine, la guerre à la drogue redouble d'éffort. La police tombe un réseau français et leur laboratoire situé à Fribourg en Suisse. 4 marseillais sont arrêtés dont un nommé WEISSGRILL. Lors de l'interrogatoire, l'inspecteur demande par tout hasard s'il connait des infos sur l'affaire MICHEL. Il sentait WEISSGRILL prêt à collaborer dans l'affaire de drogue en cours et voulait seulement faire divertion avec une autre affaire pour ne pas le brusquer... Soudain le ciel lui tombe sur la tête, WEISSGRILL parle ! et lâche 3 noms : François CECCHI (tireur), ALTIERI (conducteur moto) et François GIRARD dit "Le Blond" (commanditaire), tous les 3 en prison pour des affaires en cours. WEISSGRILL ne veut pas faire de déclaration officielle écrite ni orale par peur de représailles alors il donne le nom d'un homme qui apparement connaît parfaitement le "dossier" : François SCAPULA dit "La Balance", bras droit de GIRARD, déjà en prison lui aussi à Fribourg.


LES REVELATIONS DE SCAPULA

François SCAPULA fait parti de cette bande, il sait tout et même trop de chose. Il fait un choix : balancer ! mais veut changer d'identité, un nouveau visage grace à la chirurgie esthétique et de l'argent, en somme une nouvelle vie. Il demande également à rencontrer un ami à lui en prison à Frènes pour qu'il explique son geste au milieu. Le marché conclu le 9 mai 1986 à 0h30 par écrit dénonce et attribut le rôle de CECCHI, ALTIERI, FILIPI, GIRARD, CIARAMAGLIA, GIARDINA. Les interpellations sont immédiates et CECCHI craque le premier dans une garde à vue musclée suivi de près par ALTIERI qui passe aux aveux le 21 mai 1986.
Le procés est fixé en juin 1988 à la Cour d'Assise d'Aix en Provence. Seront absents dans le box ALTIERI et FILIPI en cavale, évadés en 1987 de prison. GIRARD nit en bloc, et affirme son allure de chef de bande. En effet, né à Marseille il se spécialise rapidement dans la drogue. Lui et son équipe ont amassé près de 150 milliards de frs. C'est un gros bonnet au profil du commanditaire qui de surcroît était en prison à cause du Juge MICHEL...
Verdict sans surprise : Perpétuité pour CECCHI, ALTIERI et GIRARD puis des peines moins lourdes pour les autres.



ALTIERI fût reprit en février 1993 à Chypres puis comdamné au tribunal le 19 janvier 1994. Il purge encore sa peine comme GIRARD et CECCHI.
SIRAMAGLIA est abbatu dans un règlement de compte; FILIPI introuvable mais soit disant mort lui aussi dans les mêmes circonstances.
GIARDINA a fait 1 an de prison, WEISSGRILL est sorti de prison depuis.
Quant à SCAPULA il se serait évadé en 2000 de sa prison Suisse...
# Posté le mardi 06 mai 2008 15:21
Modifié le jeudi 15 mai 2008 16:26

JEAN LOUIS FARGETTE "JLF LE GRAND"

JEAN LOUIS FARGETTE "JLF LE GRAND"
JEAN-LOUIS FARGETTE / LE MYSTERIEUX

Naissance : le 20 mai 1948 à Toulon (83)

Mort : le 17 mars 1993 à Vallecrosia (Italie) par 5 balles de 357 magnum.

Signes particuliers : Mystérieux, craint, violent, puissant.

Nom d'usage : « JLF », « LE BOSS », « LE GRAND », « SAVONETTE »

Rencontres incontournables : Louis REGNIER dit « LOULOU » parrain toulonnais des années 60 et Maurice ARRECKX Maire de Toulon, pdt conseil général et Sénateur.

Le mystère réside dans sa facilité a toujours esquiver les problèmes, s'entourer d'hommes politiques, de personnes influente, se sortir des histoires les plus accablantes. En somme l'ascension mystérieuse d'être devenu l'homme le plus puissant du Var !

Son père était militaire. Muté en 1959 à Nouméa, JLF rejoint ses parents accompagné de ses 8 frères et s½urs. Dans la même année, son père meurt dans les eaux. De retour en France, sa mère se remarie et s'installe à Toulon, quartier La Loubière surnommé « La Loub ». C'est un quartier populaire similaire à La Belle de Mai à Marseille ou Portes de Montreuil à Paris, tous reconnus comme des « fabriques » à Voyous. Antoine SPIRITO (parrain Marseillais des années 30) a finit ses jours là bas. Se sont-ils croisés ?

Jean Louis F. est un homme d'influence, charismatique et mystérieux. Dès son plus jeune age, son fort caractère le mène rapidement dans un centre de redressement. Il devient vite chef de bande et grandit dans la rue, sa seule école. Plus tard il fait ses classes dans le quartier « Chicago », célèbre pour ses bars à hôtesses, ses bagarres, ses trafics en tout genres. Il se forge un caractère et commence son ascension, notamment quand il rencontre le Parrain Toulonnais incontesté des années 60, Louis REGNIER dit « LOULOU ». Louis le prend sous son aile, et l'envoie aussitôt finir sa formation dans la meilleure université du crime, au bar « Les 3 Canards » à Paris. Entre règlements de comptes, lynchage dans la cave et trafic, il réussit le concours avec brio à l'instar de plusieurs sudistes comme Jacky IMBERT dit « Le Mat », Francis VANVERBERGHE dit « Le Belge » et Gaétan ZAMPA dit « Tani ».En 72 il fait son entrée dans le grand monde. Louis REGNIER le surnomme « Le Grand ». Il est inscrit au fichier du Grand Banditisme avec la mention : « Homme dangereux, prêt à tout pour s'imposer dans le milieu Toulonnais ».

Les affaires commencent. Il achète un premier bar « Le Tonneau », puis un second « Le Triumph ». Dans le même temps, son mentor Louis décide de prendre le large pour s'installer en Afrique y monter des bordels et laisse son empire à JLF. Le passage de relais entre les deux hommes se passent sans effusion de sang. La guerre de succession n'a pas eu lieu. Fasciné par le spectacle et le show-biz, Jean Louis organise des concerts et des soirées avec l'aide de Simon WINTROB, imprésario de Serge Lama entre autres. 1972 marque également la rencontre avec sa future femme, elle-même dans le monde du spectacle. Le mariage aura lieu à Londres peu de temps après.

La mort de Simon le rapproche d'un personnage qui bouleverse sa vie ainsi que son ascension. Maurice ARRECKX, Maire de Toulon (droite), est un homme généreux, profondément catholique, convaincu par ses idéaux, mais reste insaisissable par son double visage. Il s'encanaille facilement et sûrement. Tous deux forme un duo inséparable.

En 1977, JFL est incarcéré pour une banale histoire d'escroquerie de fourrure... Touché dans son égo de grand parrain, il réplique aussitôt : « Accusez-moi d'avoir tué 15 types à la mitraillette mais pas pour une arnaque aussi minable !! ». Arreckx témoigne en sa faveur en lui offrant un alibi béton, à savoir, qu'il affirme que JLF était dans son bureau pour préparer l'arrivée de Raymond Barre, le jour du larcin... Immédiatement libéré. Fin de l'histoire.

Dans son parcours FARGETTE n'a jamais touché à la prostitution et à la drogue, il s'est en revanche spécialisé dans le racket, l'extorsion de fond, l'immobilier et le commerce. Dans sa meilleure année, il a tellement de bars, de restaurants et de boite de nuit, qu'il crée une société de distribution de boisson « Les caves Varoises » et oblige tous le département à se s'approvisionner chez lui. Encore plus fort, il ouvre une société de gestion « Coditra » pour gérer ses affaires. Tout le monde exécute ; il fait peur, il est violent et bien entouré.

Ancien membre du SAC (Service d'Action Civique), il crée en 1980 un Comité d'Action pour soutenir son compère. Il organise d'incroyables assemblées et meeting, et reçoit en prime une lettre de félicitation de Valéry Giscard d'Estein. En 1982 « Momo » ou « Grand-pére », comme l'appelait Jean Louis gagne haut la main les élections municipale. JLF va décrocher et à titre légitime, sa place à la Mairie, mais il est brutalement arrêté par la BRB accompagné de Gérard DAMINO, célèbre braqueur en cavale. Accusé de recel de malfaiteurs, il comparait libre au tribunal. Quelques minutes avant le délibéré, une fuite lui annonce sa condamnation : 1 an ferme. Sur le champ il quitte le tribunal et se réfugie à Vallecrosia en Italie. Pour lui c'est un principe de ne pas purger cette peine.

Homme d'affaire invétéré, il monte sans attendre une ligne de vêtement « JLF », achète petit à petit restaurants, bars et immobilier. Ses relations deviennent aussi solide qu'en France. Malgré les nombreuses demandes d'extraditions de la France, JLF reste serein et confiant. Elles ont toutes étaient en échecs, curieusement. Même aujourd'hui, personne n'a de véritables explications concernant son nouvel entourage. Des rumeurs l'associe au milieu Italien, Russe, au monde du Vatican et à la Loge P2 (France-maçonnerie italienne de 1981). Fin 1992, début 1993, son ascension est à son paroxysme. Tandis que Arreckx devient Président du Conseil Général, ils montent le projet pharaonique de construire « La maison des technologies ». JLF convoque depuis ses nouvelles terres Arreckx et ses conseillers dans le souci du bon partage des gains du projet en question. C'est un homme incontournable.

Mais ce 17 mars 1993, il emprunte les marches du hall d'immeuble de son appartement, avec un ami, quand soudain deux hommes lui tirent 5 balles de 357 Magnum. Ils ne lui ont laissé aucune chance. On découvrira dans sa main une cassette audio en Italien dans laquelle sont récitées les règles des Triades (Mafia chinoise). De plus, il portait une mallette ce soir-là, mais aucune trace jusqu'à ce jour. Est-ce les tueurs ? Les carabiniers ? Un mystère de plus...

Sa disparition bouleverse le petit monde Toulonnais. Tant sur le plan mafieux que politique. Yann PIAT se fait descendre quelques mois plus tard, les lieutenants de JLF disparaissent les uns après les autres, Michel LUISI, POTTIER, Jacky CHAMPOURLIER, Paul GRIMALDI... Maurice Arreckx, lui tombe pour corruption active, abus de confiance et complicité. Il est incarcéré.

Et c'est dans cette sombre période que le FN s'empare de la ville de Toulon.






# Posté le dimanche 30 mars 2008 09:51

FERRARA DIT "NINO"

FERRARA DIT "NINO"
Le révolutionaire du brako et de l'évasion.

A acheter, à lire et à ranger dans sa collection.
# Posté le vendredi 08 février 2008 13:08

CONDAMNé A TORT - L'AFFAIRE LEPRINCE

CONDAMNé A TORT - L'AFFAIRE LEPRINCE
Le 4 septembre 1994, Thorignié-sur-Dué, paisible petit village sarthois, est brutalement plongé dans l'horreur : Christian Leprince, sa femme, Brigitte, et deux de leurs petites filles, Audrey et Sandra, ont été massacrés à l'arme blanche.

La France entière est révulsée par cette monstrueuse tragédie. Dans l'urgence, la gendarmerie comme la justice accumulent les aproximations. E n 1997, Dany Leprince, le frère de Christian, comparaît devant la cour d'assises. Seul dans le box des accusés, il écope de la peine maximale : perpétuité assortie de 22 ans de sûreté. Sans aucune pruve matérielle !

Le 6 janvier 2006, Nicolas Poincarré, dans un reportage de "Sept à Huit", relève des ombres d'ombres et les contradictions d'une instruction à charge. Dans la foulée, sur la foi d'éléments nouveaux apportés lors d'une contre-enquête réalisée par Action justice, la commission des révisions pénales ordonne un complément d'enquête. Fait rarissime.

Ce livre relate l'horreur de ce massacre inouï mais surtout, met en évidence les dérapages et les errements inconcevables d'une enquête et d'une instruction qui ont conduit à l'enfermement d'un innocent depuis plus de 13 ans.

En 1973, Roland Agret a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour un crime qu'il n'avait pas commis. En 1984, il a obtenu gain de cause, a été innocenté et réhabilité. Aujourd'hui, avec son association Action justice, il traque les erreurs judiciaires.

Nicolas Poincarré est journaliste, grand reporter et présentateur de l'émission "On refait le monde" sur RTL.
# Posté le samedi 02 février 2008 03:09